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Les grandes attentes de l’agroalimentaire !
LES GRANDES ATTENTES DE L’AGROALIMENTAIRE !
L’industrie agroalimentaire digère mieux la crise que les autres secteurs mais la marge reste serrée, a souligné le présidentde l’ANIA, Jean-René Buisson.
Jusqu’ici, tout ne va pas trop mal. C’est le message délivré en substance par le président de l’association nationale des industries alimentaires (ANIA), Jean-René Buisson, mercredi à Lesménils, aux côtés de Raymond Frenot, président de l’AIAL, lors de l’assemblée générale commune de l’AIAL et de l’AGRIA Lorraine. « Nos entreprises ont plutôt bien traversé la crise, a-t-il expliqué. C’est dû au fait que les TPE ont fait le gros dos et que la consommation a plutôt bien tourné mais il nous reste des inquiétudes sur la trésorerie pour la fin 2010 et 2011 car les marges sont faibles. Si la crise se poursuit et que les grands distributeurs continuent de mettre la pression, ce sera plus délicat. »
En Lorraine, les PME du secteur ont également mieux résisté que les autres entreprises industrielles. Le volume de production est stable mais le chiffre d’affaires a baissé de plus de 7 % et les exportations de 6 %, le lait étant particulièrement touché.
Loi de modernisation
Heureuse nouvelle, le programme « La Lorraine notre signature », qui vise à réunir des entreprises et valoriser les produits de la région, rencontre un franc succès et devrait encore être renforcé. Quelque cinquante entreprises y sont désormais associées et la grande distribution joue pleinement le jeu.
Par ailleurs, si l’AGRIA Lorraine s’est félicitée d’une progression de 30 % de son activité et de la mise en place de 18 projets d’entreprises à titre individuel et de onze programmes collectifs, l’AIAL (pôle agroalimentaire lorrain) a souligné la bonne santé des filières végétales et charcuterie comme de l’adossement des coopératives viandes à leurs homologues céréalières. Le démembrement de Socopa au profit de Bigard et partiellement d’Elivia a également été mis en exergue. En revanche, les outils lorrains pour la filière lait devront encore être renforcés pour surmonter une conjoncture toujours difficile. « Le prix du lait remonte mais on a du mal à le répercuter sur la distribution », déplore Buisson.
Aujourd’hui, tous les esprits sont tournés vers les discussions autour de la loi de modernisation de l’agriculture (LMA). « Un combat de tous les instants », admet le président de l’ANIA. « Nous demandons par exemple que les conditions générales de vente et que les contrats avec les distributeurs soient strictement appliqués mais le gouvernement est contr e, développe-t-il. Nous nous opposons aussi aux tentatives pour indiquer l’origine précise des produits. Signaler l’origine France est suffisant, on ne va pas refaire les emballages tous les ans. Quant à l’observatoire des prix et des marges, nous voulons bien fournir des éléments mais on ne veut pas qu’ils sortent et soient exploités par la grande distribution. »
Un dernier point chiffonne enfin le patron de l’agroalimentaire : le débat sur l’obésité et les risques liés aux problèmes de santé et de malnutrition. « Les pouvoirs publics et les associations de consommateurs passent leur temps à stigmatiser nos entreprises parce que l’obésité augmente mais il n’y a pas de produits dangereux chez nous. Il faut simplement un comportement responsable. »
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