Cfia

Accueil > Toutes les actus > Le Grand Est : des traditions alimentaires fortes alliées à un savoir-faire

Le Grand Est : des traditions alimentaires fortes alliées à un savoir-faire

C’est bien connu, dans le Grand Est figurent de grandes régions gastronomiques françaises. Bonnes chaires, bons vins de terroirs… cependant, si les traditions culinaires sont fortement ancrées, elles sont aussi imprégnées de légendes qui ont su traverser les couloirs du temps.


La Lorraine : lait, viande, eaux de table…



L’industrie agroalimentaire lorraine, avec plus de 10 % de l’effectif salarié, est le troisième secteur industriel employeur en Lorraine, derrière la métallurgie et l’industrie automobile. Elle est spécialisée sur trois pôles : le lait, la viande et les eaux de table. L’industrie laitière représente le tiers des salariés de l’industrie agroalimentaire lorraine. Le lait est essentiellement transformé en fromage, notamment en pâte molle et en pâte pressée non cuite. La quasi totalité du Munster français est produit en Lorraine, ainsi que près des 3/4 des bries français. L’industrie de la viande est orientée vers la production de viande de boucherie avec essentiellement 4 abattoirs de taille moyenne. Les fabrications de charcuterie et de conserve de viande (qui représentent moins de 2 % de la production nationale) sont tournés vers la viande salée. L’industrie des eaux de table est concentrée sur deux sites de production juxtaposés : Vittel et Contrexéville. En dehors de ces 3 pôles, l’industrie agroalimentaire lorraine est constituée de petites entreprises. (Source : Direction régionale de l’agriculture et de la forêt de Lorraine)

La Lorraine, bénéficie d’une situation géographique privilégiée, proche de la Belgique, du Luxembourg et de l’Allemagne. Parmi les nombreuses spécialités locales, nous pouvons citer la célèbre quiche lorraine, la potée ou encore le cochon de lait de Metz, mais encore les fromages comme le carré de l’Est… sans oublier les succulentes bergamotes de Nancy ou les madeleines de Commercy qui sont un vrai bonheur pour le palais. A noter, le fruit emblématique de la région, la mirabelle. Par ailleurs, dans les Vosges, la réputation de la fameuse tarte aux myrtilles ou « brimbelles » n’est plus à faire…



L’Alsace : charcuterie, brasserie, chocolaterie confiserie…



La région dispose d’un tissu d’entreprises agroalimentaires de toute taille où se côtoient de petites entreprises artisanales, des PME à capital familial, des coopératives de producteurs et des filiales de grands groupes internationaux. Le secteur coopératif est dominant dans les activités directement connectées à la production agricole notamment dans les secteurs viande, lait et vinification.
L’implantation en Alsace des entreprises agroalimentaires n’est pas toujours liée à l’agriculture régionale mais découle plutôt de la situation géographique de l’Alsace dans l’espace rhénan (premier bassin de consommation européen), des facilités logistiques (navigation rhénane) ou des ressources naturelles (nappe phréatique).
(Source : Direction régionale de l’agriculture et de la forêt d’Alsace)

L’Alsace est riche de multiples courants historiques et culturels, située aux limites des mondes latin et germanique. Grande région gastronomique française (charcuterie, chocolaterie confiserie), l’Alsace est particulièrement dynamique dans le domaine de la cuisine traditionnelle mais aussi des vins, des bières et alcools. L’agroalimentaire tient d’ailleurs la 3ème place dans l’activité industrielle (Mars, Wrigley, Kronenbourg…).



La Bourgogne : vins, fromages, moutardes, viandes…



Dans certains secteurs, la Bourgogne a montré sa capacité à adapter les matières premières produites aux besoins de l’industrie : par exemple, la mise en production de légumes pour Daucy ou la capacité des agriculteurs à développer des productions répondant à des normes qualitatives avec ou sans indication géographique protégée : volailles, fromages, viande, charcuteries, farine panifiable, escargots … La stratégie de production sous signe d’identification de la qualité et de l’origine pourrait être encore plus développée pour valoriser les traditions culinaires de la région.
La plupart des entreprises bourguignonnes sont de taille moyenne ou petite. Aucune entreprise de la région ne dépasse 850 salariés (la plus grande Senoble sur 3 lieux de production). Les plus grands établissements dépendent pour la plupart d’entreprises multi-régionales. Les principaux groupes représentés en Bourgogne sont des groupes coopératifs : Limagrain, Yoplait, Dijon Céréales, … ; d’autres grands groupes français : LDC, Duc, Bigard, Senoble, Bongrain… ; des groupes étrangers : Unilever Bestfood France (Amora), Develey Senf & Feinkost (Reine de Dijon), Kühne (Européenne de condiments), …
(Source : Direction régionale de l’agriculture et de la forêt de Bourgogne)

Située entre l’Ile de France et Rhône-Alpes, elle met à sa portée, dans un rayon de 400 km, environ 40 millions de consommateurs et 50 % des industries agroalimentaires et de la grande distribution. Elle se positionne bien sur le secteur des condiments et assaisonnements (Amora, première entreprise dijonnaise), la meunerie, la préparation de jus de fruits et légumes, les produits laitiers frais et la production de viandes de volailles. Si la Région possède de grands crus célèbres dans le monde entier, la liqueur de cassis a également contribué à faire connaître la région. L’élevage est tout aussi important dans la région et la race à robe blanche du Charolais est particulièrement réputée pour la qualité de sa viande.



La Champagne Ardenne : boissons (champagnisation), sucreries, chocolaterie-confiserie, industrie laitière



L’industrie agroalimentaire champardennaise est fortement marquée par l’industrie des boissons, et notamment par le secteur de la champagnisation. L’industrie des boissons participe pour 46 % à l’emploi salarié dans les établissements IAA champardennais, pour 67 % au chiffre d’affaires du secteur et pour 72 % à sa valeur ajoutée. Au cours des 9 dernières années, l’emploi dans ce secteur s’est peu accru (+ 4 %) alors que son chiffre d’affaire _ s’accroissait en valeur courante de 55 % et sa valeur ajoutée de 61 %. Le groupe d’activités des autres industries alimentaires (sucreries, chocolaterie-confiserie) contribue pour 20 % à l’emploi régional du secteur des IAA et pour près de 12 % à son chiffre d’affaire. Ce secteur présente également des indicateurs en hausse pour l’emploi (+ 24 %), le chiffre d’affaires (+60 %), mais moins forte pour la valeur ajoutée (+ 36 %).
Enfin la part de l’industrie laitière est de 11 % pour l’emploi, 9 % pour le chiffre d’affaire et 6 % pour la valeur ajoutée. Contrairement aux 2 secteurs précédemment cités, une chute marquée de l’emploi, du chiffre d’affaire et de la valeur ajoutée est observée dans l’industrie laitière.
(Source : Direction régionale de l’agriculture et de la forêt de Champagne – Ardenne)

La Champagne Ardenne, située au cœur des grands courants d’échanges entre la mer du Nord, les Flandres et l’Italie, est depuis toujours une région de transit. Composée de 4 départements, les Ardennes, la Marne, l’Aube et la Haute Marne c’est une région qui mérite que l’on s’y attarde ne serait ce que pour découvrir sa gastronomie riche et variée et y déguster le prestigieux champagne. Qui n’a jamais savouré le boudin blanc de Rethel, les potées, l’Andouillette de Troyes, le Jambon d’Ardennes ou le pied de porc à la Ste Ménehould ? Et que dire du fromage de Chaource ou de Langres qui peut être affiné au Marc de Champagne ou encore les croquignolles de Reims… sans oublier les vins de champagne et des coteaux champenois, Bouzy, Cumières. On ne compte plus les spécialités locales qui dénotent un véritable savoir-faire ancestral !



La Franche Comté : l’industrie laitière, l’industrie des viandes et la viticulture



En premier lieu, l’industrie laitière avec 25 entreprises et 1 700 salariés (chiffres 2006) réalise, à elle seule, plus de la moitié du chiffre d’affaires net de la branche agroalimentaire franc-comtoise. Quelques grandes unités de production comme les Fromageries Bel (avec deux établissements à Dôle et Lons-le-Saunier) sont implantées dans la région. Néanmoins, un nombre important de fromageries de petite taille, appelées fruitières, continuent leur activité et permettent de valoriser au plus près la production laitière locale. Souvent organisées sous forme coopérative, ces fruitières s’intègrent parfois au sein d’entité plus importantes.
L’industrie des viandes est le second grand secteur agroalimentaire franc-comtois. Il faut souligner la spécialisation de cette filière dans la charcuterie et la salaisonnerie valorisant ainsi une image terroir (notamment avec l’IGP Morteau). Enfin, avec un vignoble certes peu étendu mais comprenant quatre Appellations d’Origine Contrôlées (AOC) de terroir (Arbois-Pupillin, Côtes du Jura, Etoile, Château-Chalon) et deux AOC de produit (Macvin, Crémant du Jura).
(Source : Direction régionale de l’agriculture et de la forêt de Franche-Comté)

Bordée par l’Alsace, Champagne Ardenne, la Bourgogne et Rhône-Alpes, la Franche-Comté partage 230 km de frontière avec la Suisse. Trois secteurs y prédominent : l’industrie laitière, l’industrie des viandes et la viticulture.
Dans ses 4 départements, le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort, existe une forte majorité de petites entreprises. Non seulement il existe une richesse du terroir qui fait vibrer par ses étonnantes spécialités, mais la diversité des produits fabriqués et la vocation exportatrice affirmée représentent deux traits de l’industrie comtoise.




Vous souhaitez en savoir plus ?
http://www.panoramaiaa.agriculture….
http://www.specialites-de-france.com




  • L’agroalimentaire, secteur

    Une industrie à fort potentiel L’agroalimentaire marocain est le premier (...)

  • Des algues en mission (...)

    En toute vraisemblance, les algues devraient être capables de s’adapter à la (...)

  • Bilan du CFIA Rennes (...)

    Le mot du Directeur du salon : Sébastien GILLET L’édition 2012 : un (...)

  • Le CFIA Rennes 2012

    Retrouvez la rubrique "en direct du salon" qui transcrit les temps forts du (...)

  • La place des femmes dans le

    Un quart des exploitations agricoles françaises dirigées par des femmes (...)

  • 3 Français sur 4 attentifs

    Les Français sont sensibles aux modes d’élevage Cette enquête révèle que (...)