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VISITE D’USINES : MANUFACTURAS CEYLAN, plus de 50 ans d’expérience au service du goût

REPORTAGE D’USINES : MANUFACTURAS CEYLAN, plus de 50 ans d’expérience au service du goût




Siège social Manufacturas Ceylan, Valence, Espagne_

Différentes sections de production sur un même site

Dans la zone industrielle de Vara de Quart, à Valence en Espagne, l’usine de Manufacturas Ceylan est dédiée aux additifs et épices pures sur 11 000 m2. Par an, ce sont 9000 T de formules complètes mix et 3000 T d’épices qui sont produits. Sur le site il y a deux surfaces de stockage bien distinctes, pour les épices pures qui doivent subir une analyse (chimique, physique, bactério, microbio et allergène) en laboratoire avant d’être travaillées, et les additifs chimiques. L’usine ne travaille que des épices naturelles, expérience qui permet à l’entreprise d’être membre de l’ASTA, l’American Spice Trade Association. Les clients ? Essentiellement des industriels de la viande (charcuterie, plats élaborés, salaisonniers, bouchers, traiteurs), les grossistes et la GMS. Plus de 80 employés permanents travaillent sur le site. Il y a très peu de turn over, les salariés sont formés de façon à avoir une qualification optimale et évoluent au sein de l’entreprise. Les PDG, Juan-Elias et Vicente Margarit sont à la tête de Manufacturas Ceylan, entreprise créée il y a plus de 60 ans. Ce site stocke 500 000 kg de matières premières en additifs et épices, l’équivalent de 2 tonnes par palette, avec 270 références chimiques et 60 en épices. Le directeur commercial du Groupe, Juan Pujolas gère un réseau commercial sur l’ensemble du territoire national et international. Il y a 13 délégations en Espagne ainsi qu’une large implantation internationale : France, Mexique, St Domingue, USA, Maroc, Pologne, Bulgarie, Portugal, Tunisie…



Les produits confectionnés avec les épices Ceylan


Une étroite collaboration avec les fournisseurs

A leur arrivée, les matières premières sont déchargées et stockées sur le site. Tout arrive en vrac. Comme l’explique Antonio Valero, directeur de production, « Nous les mettons sur palettes nous-mêmes. Des numéros de lots sont attribués à chaque produit avant de partir en analyse ». Ces tests sont indispensables pour obtenir le précieux sésame : « En général, 90 % de la marchandise analysée ne pose aucun problème et entre en usine. Il est vital de s’assurer avant tout que le produit soit bon. Nous ne sommes jamais à l’abri d’une mauvaise récolte. Nous connaissons nos fournisseurs, nous travaillons avec eux depuis plus de 30 ans, nous savons déjà que la qualité doit y être ». Les matières premières proviennent du monde entier : Sri Lanka, Indonésie, Brésil, Ceylan, Jamaïque, Mexique, Guatemala… surtout d’Amérique du Sud et d’Asie. Les herbes aromatiques viennent essentiellement d’Europe de l’Est. « Les épices arrivent en grains, en feuilles, en coques, racines,… ensuite, tout est retravaillé ici » souligne Arnaud Pavlovsky, commercial France & Maghreb. En plus des contrôles habituels, l’entreprise a un ou deux audits fournisseurs par an, selon la fragilité du produit.



Les épices Ceylan

La qualité est aussi une philosophie de travail

Le site travaille dans le cadre du Programme Intégral d’Assurance de la Qualité, conforme aux principes établis dans la norme ISO-9000. « Réaliser des formules de qualité pour un produit de qualité passe déjà obligatoirement par une matière première brute. 400 T d’épices sont stockées sur le site. « Nous avons un gros stock tampon. Cela évite les mauvaises surprises. Le marché des épices, c’est une bourse… précise Arnaud Pavlovsky. Il faut constamment être réactif en observant les prix du marché et réajuster nos stocks en fonction des variations. » En juin - juillet, la production est multipliée par deux : avec l’été, les mix pour grillades ont toujours du succès. Trois chambres sont dédiées pour le stockage des matières premières fragiles comme le piment. La température y est contrôlée avec un taux d’humidité précis. « La récolte entre de mi-octobre à mi-janvier. Cela nous donne trois mois pour faire l’approvisionnement pour l’année, explique Antonio Valero. La force de l’entreprise, c’est sa réactivité, avec l’automatisation (6 gros mélangeurs) pour les grandes séries et les références basiques, et plus d’opérations manuelles pour les petites séries. Une commande passée le matin est expédiée l’après-midi même. Tout est tracé, avec, pour chaque conditionnement, le code client, le numéro de commande, la date, le numéro de lot, et la quantité.

Chez Ceylan Manufacturas, on a la culture de l’innovation. Dix personnes travaillent en service R&D. Lorsqu’un client fait une demande, un programme de travail est établi, avec des garanties de confidentialité maximales. « Il y a une adaptation de la recette en fonction à la fois des exigences du client et des délais de livraisons. » Les développements actuels concernent les bases culinaires axées sur le clean label, pour la RHD. C’est une véritable diversification de produits pour une nouvelle clientèle… et une opportunité indéniable vers d’autres marchés pour Manufacturas Ceylan.




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