logo C F I A

L'INDUSTRIE ALIMENTAIRE, DES ENTREPRISES DYNAMIQUES FACE À LA CRISE

Performances économiques 2008 et perspectives 2009

 Le secteur agroalimentaire français a connu, ces dernières années, de profondes mutations. La mondialisation, l'importance croissante des enjeux environnementaux, les nouvelles attentes des consommateurs, de plus en plus tournés vers les aspects santé et nutrition de leur alimentation et de plus en plus attentifs aux prix, sont autant de questions stratégiques pour les entreprises.

 Profil de l'industrie alimentaire et ses performances économiques en 2008 :

- 1er secteur industriel français (avant le secteur automobile) avec un chiffre d'affaires de 162,9 milliards d'euros. Cela représente une augmentation de 5,5% par rapport à 2007

- Les entreprises du secteur réalisent un peu plus de 12% de la valeur ajoutée de l'industrie française

- 10 568 entreprises (2006) dont 97% sont des PME et 73% des entreprises de moins de 20 salariés

- 412 500 salariés (2008) soit une très légère baisse (0,6%). Un meilleur maintien que le reste de l'industrie française qui connaît une baisse de ses effectifs de 2% sur la même période.

- 85% des produits alimentaires consommés en France sont fabriqués en France

- 70% de la production agricole française est transformée par les entreprises françaises de l'alimentation

- 35 milliards d'euros d'exportations de produits alimentaires transformés en 2008

- 28,4 milliards d'euros d'importations de produits alimentaires transformés en 2008

- Un excédent commercial toujours élevé, à 6,6 milliards d'euros, malgré une baisse de 17% par rapport à 2007

- Même si les investissements sont en léger fléchissement, ils ont continué d'augmenter de 4% en 2008

- 13% du budget des ménages est consacré, en moyenne, aux dépenses alimentaires, troisième poste derrière le logement (25%) et le transport (15%)

Les très fortes volatilités qui ont marqué les cours des matières premières agricoles en 2008 devraient s'installer durablement, obligeant les entreprises de l'alimentation à un important travail d'adaptation.

Par ailleurs, rien n'assure que la demande, extérieure comme intérieure, ne s'oriente pas à la baisse si la crise devait perdurer. Autant de tendances auxquelles les entreprises du secteur devront faire face en 2009.

Selon une enquête réalisée par l'ANIA auprès de ses adhérents en avril 2009, il faudra s'attendre à enregistrer:

- Un ralentissement de l'augmentation du chiffre d'affaires

- Une baisse moyenne en valeur de 13% des investissements

- Une marge nette relativement stable ou en léger repli

- Une stabilité relative des emplois (plus de 10 000 emplois sont non pourvus dans le secteur actuellement)

- Une diminution des prix de vente aux distributeurs après négociations (entre 1 et 2 % en moyenne) ce qui devrait, logiquement, se traduire par une baisse des prix de vente aux consommateurs pratiqués par la distribution (de l'ordre de 1 à 2% sur l'année)

- Début 2009, on observe une stabilité, voire une légère diminution des prix à la consommation, tendance qui dépend toutefois fortement de l'évolution des prix des matières premières.

 « Créatrice d'emplois, peu affectée par les mouvements de délocalisation, transformant 70% des productions agricoles françaises, la première industrie française que nous représentons demeure une valeur sûre, non cyclique, qui mérite d'être soutenue par les Pouvoirs publics et la place financière » conclut Jean-René Buisson, président de l'ANIA.

 

Source : http://www.ania.net/ania/ressources/documents/2/0ACCG270D998Y5cyE40IxCdx.pdf