
La France est réputée pour avoir un « haut niveau de sécurité alimentaire sur toute la filière de la fourche à la fourchette ». Cependant, derrière le slogan, est-ce que tous les moyens sont au rendez-vous pour que la tâche des services vétérinaires soit efficace ? C’est la question que se posent aujourd’hui les fonctionnaires du service public vétérinaire et alimentaire en France. En mars 2009, Benoît Assemat, président du Syndicat National des Inspecteurs en Santé Publique Vétérinaire (SNISPV), ne cachait déjà pas son inquiétude dans un article de la dépêche vétérinaire, en déclarant que depuis dix ans « le syndicat tire la sonnette d'alarme au sujet du déficit des contrôles officiels en dénonçant la fragilisation croissante de nos effectifs et la catastrophe potentielle qui menace ». La réforme de l'administration territoriale de l'Etat, en gestation depuis plusieurs années, est entrée en vigueur le 1er janvier 2010. La révision générale des politiques publiques voit la réorganisation des services vétérinaires dilués dans des directions très interministérielles regroupant des missions hétérogènes, parfois sans lien apparent avec la sécurité alimentaire (par ex. l’exercice du droit opposable au logement ou les problèmes liées à l’administration jeunesse et sports…). Si la réforme affiche l'ambition de rapprocher et de simplifier l'accès aux services pour le public, elle se heurte au mécontentement des agents déstabilisés par les restructurations de leurs services. D’un côté, l’Etat affirme que « la réorganisation s'est faite sans objectif de réduction des effectifs », mais parallèlement l’objectif est fixé de réaliser des gains de productivité, afin de faire face au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à
Source : www.medecinews.com
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